L'eldorado européen ou le drame des Pateras
6074, c'est le nombre de marocains clandestins rapatriés par la Guardia Civil au Maroc. Un chiffre important publié récemment par le Ministère de l'Intérieur espagnol qui témoigne de l'ampleur du phénomène de l'immigration clandestine.
Combien de milliers d'autres ont réussit à passer à travers les mailles du filet ?
Combien sont morts dans cette traversée risquée avec les pateras de la mort ?
Demain, combien de jeunes marocains recommenceront à tenter cette expérience suicidaire pour un eldorado chimérique ?
Les raisons qui les poussent à fuir sont nombreuses : chômage, pauvreté, délinquance, corruption, ...
Pour eux il ne reste plus aucun espoir, aucune possibilité d'évolution dans leur pays.
Le risque de perdre la vie ne pèse pas lourd face à l'horizon de l'eldorado Européen. Rien ne peu plus leur faire changer d'avis.
Surtout que rien n'est fait pour ces derniers. Le gouvernement, les institutions les laissent seul face à leur désespoir, sans même leur donner une lueur d'espérance.
Ils sont persuadés que leur bonheur est derrière le détroit de Gibraltar. Ces idées ont été importées en partie par les jeunes RME qui arrivent pour la plupart dans de très belles voitures, des devises plein leur poche et un mode de vie à l'occidentale. Les jeunes marocains restent tous fasciner et ils deviennent envieux. Mais ils ne voient en rien les difficultés vécues par ces RME dans leur pays d'accueil.
En attendant l'évasion, une grande partie de ces jeunes ne cherchent plus de travail mais se réfugient dans la délinquance afin de faire passer le temps.
Le plus malheureux c'est que les hommes ne sont plus seuls dans leur tentative d'évasion. Les femmes cherchent aussi à quitter le « plus beau pays du monde » par n'importe qu'elle moyen. Les mineurs sont également de la partie et veulent suivre l' « exemple » de leur aînés.
Il est urgent que nos institutions s'organisent afin d'endiguer cette fuite et pour que nos jeunes ne servent plus à engraisser les passeurs criminels, ni à remplir les prisons espagnoles, ni à peupler les fonds de la Méditerranée ou les plages de Tarifa.